Faire sa généalogie

Photo de mariage

Photo de mariage extraite du fonds Guesdon 

La généalogie s’attache à identifier les membres d’une même famille. Elle s’appuie sur des références authentifiant l’existence de chaque individu et ses liens de parenté. 

Sauf dans des cas rares et très particuliers (familles devant prouver leur noblesse par exemple), les familles n’ont pas eu besoin de produire leur généalogie. Les Archives n’en conservent donc pas ordinairement, pas plus qu’elles n’ont de dossiers sur les familles, en dehors des notes d’érudits qui ont pu leur être confiées (cotées en série J). Elles conservent, en revanche, nombre de pièces permettant d’établir les filiations, à commencer par les registres paroissiaux et d’état civil.  

      

SERVICE EN LIGNE - SAUVEGARDER SES RECHERCHES DANS UN ESPACE PERSONNEL

Les Archives de la Vendée vous offrent la possibilité de sauvegarder des images, de les organiser dans des albums et de les commenter. L'étape préalable consiste à créer un compte personnel à partir du  formulaire disponible en ligne
A chaque connexion, retrouvez ainsi vos albums d'images depuis votre  espace personnel.

 

Tables de l'état civil et des actes de catholicité : des outils d'aide à la recherche

Tables dressées par les curés puis les officiers d'état civil

Avant 1793. On ne tenait pas de table des actes de catholicité sous l’Ancien Régime. Certaines communes les ont cependant dressées pour les dernières décennies du XVIIIe siècle, comme aux Sables-d’Olonne. 

Depuis 1793. L’état civil d’une commune fait toujours l’objet d’une table alphabétique annuelle, placée en fin de registre. D’autres tables alphabétiques, décennales (allant d’une année en 3 à une année en 2), facilitent la recherche. Elles n’ont cependant été tenues en Vendée de façon systématique qu’à partir de l’an X (1802). 

> Consultation sur ce site des tables décennales jusqu’en 1912 avec l' état civil numérisé : sélectionner une commune, puis "Tables" dans le menu déroulant "Choisir une collection".
> Consultation en salle de lecture des tables décennales numérisées jusqu’en 1932. 

  

Tables dressées par des particuliers (sous-série 114 J)

L’engouement pour la généalogie a poussé des particuliers à dresser des listes suivant leurs besoins, et à en faire généreusement profiter le public en les confiant aux Archives. Il s’agit tantôt de tables, surtout de mariages, tantôt seulement de listes chronologiques dont la lecture est toutefois beaucoup plus rapide que celle des actes eux-mêmes. 

> Consultation en salle de lecture uniquement sous forme de brochures reliées. Les références de ces tables sont mentionnées sur ce site avec  l'état civil numérisé, au niveau de chaque notice communale. Quelques tables informatisées sont en revanche consultables sur ce site, en particulier toutes celles dressées par M. Albert Hérault pour les communes des cantons des Herbiers et de Mortagne-sur-Sèvre.  

  

Base "Noms de Vendée"

Depuis mars 2010, les Archives départementales de la Vendée proposent sur leur site un outil de recherche,  Noms de Vendée. Il  permet d'interroger simultanément les dépouillements nominatifs qui leur sont remis par des personnes souhaitant partager leurs travaux. État civil, actes notariés, tenanciers des seigneuries, listes d'habitants... Il s'agit déjà de plus de 2,6 millions de références personnelles différentes sur plus de trois siècles. Les sources exploitées sont variées et la base s'enrichira régulièrement de nouveaux apports. 

  

Registres paroissiaux et d'état civil

Les registres paroissiaux et d’état civil sont la base des recherches généalogiques. La recherche s’y fait commune par commune, et par date. Les registres se présentent en séries communales, tenues en double depuis 1667 : la première venant des tribunaux (cotée en sous-série 2 E), la seconde conservée dans les mairies ou déposée aux Archives départementales (cotée en série E dépôt). 

Une collection numérisée, la plus complète possible, a été reconstituée pour le public à partir des ressources complémentaires des Archives départementales, communales, diocésaines (pour certains registres de catholicité de la Révolution) ou privées (tel registre protestant).  

Sur ce site ( état civil numérisé), situation au 20 octobre 2016

(Les accroissements du 20 octobre 2016 sont surlignés) 

Actes de naissance disponibles jusqu'en 1912, actes de mariage jusqu'en 1914 et actes de décès jusqu'en 1950 : 

   - Arrondissement des Sables-d’Olonne : toutes les communes (à l'exception des communes de L'Ile-d'Yeu et des Sables-d'Olonne). Il s'agit des communes des anciens cantons de Beauvoir-sur-Mer, Challans, La Mothe-Achard, Moutiers-les-Mauxfaits, Noirmoutier, Palluau, Les Sables-d'Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts et Talmont-Saint-Hilaire. 

   - Arrondissement de La Roche-sur-Yon : toutes les communes des anciens cantons des Essarts, de Rocheservière, du Poiré-sur-Vie (à l'exception d'Aizenay) et de Mareuil-sur-Lay-Dissais ainsi que les communes d'Aubigny, Chaillé-sous-les-Ormeaux, La Chaize-le-Vicomte, Les Clouzeaux, Fougeré, Landeronde, La Limouzinière, Mouilleron-le-Captif, Nesmy, Saint-Florent-des-Bois, Le Tablier, Thorigny et Venansault. 

   - Arrondissement de Fontenay-le-Comte : toutes les communes des anciens cantons de Chaillé-les-Marais et de Luçon ainsi que les communes de Mouzeuil, Nalliers, Pouillé et Saint-Martin-sous-Mouzeuil.   

> Actes de naissances, mariages et décès disponibles jusqu'en 1905 : toutes les autres communes des arrondissements de La Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte. L'offre de mise en ligne évoluera régulièrement. 

> Les tables décennales sont consultables jusqu'en 1912. 

    

En salle de lecture, situation au 20 octobre 2016

(Les accroissements du 20 octobre 2016 sont surlignés) 

Consultation des archives numérisées

Actes de naissance disponibles jusqu'en 1912, actes de mariage jusqu'en 1940 et actes de décès jusqu'en 1950 : 

   - Arrondissement des Sables-d’Olonne : toutes les communes (à l'exception des communes de L'Ile-d'Yeu et des Sables-d'Olonne). Il s'agit des communes des anciens cantons de Beauvoir-sur-Mer, Challans, La Mothe-Achard, Moutiers-les-Mauxfaits, Noirmoutier, Palluau, Les Sables-d'Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts et Talmont-Saint-Hilaire. 

    - Arrondissement de La Roche-sur-Yon : toutes les communes des anciens cantons des Essarts, de Rocheservière, du Poiré-sur-Vie (à l'exception d'Aizenay) et de Mareuil-sur-Lay-Dissais ainsi que les communes d'Aubigny, Chaillé-sous-les-Ormeaux, La Chaize-le-Vicomte, Les Clouzeaux, Fougeré, Landeronde, La Limouzinière, Mouilleron-le-Captif, Nesmy, Saint-Florent-des-Bois, Le Tablier, Thorigny et Venansault. 

   - Arrondissement de Fontenay-le-Comte : toutes les communes des anciens cantons de Chaillé-les-Marais et de Luçon ainsi que les communes de Mouzeuil, Nalliers, Pouillé et Saint-Martin-sous-Mouzeuil.  

Actes de naissances, mariages et décès disponibles jusqu'en 1905 : toutes les autres communes des arrondissements de La Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte. L'offre de mise en ligne évoluera régulièrement. 

Les tables décennales sont consultables jusqu'en 1932. 

Consultation de registres originaux

Pour la période 1906-1953, il est possible de consulter des registres originaux. Ces registres proviennent des greffes des tribunaux de grande instance du département et ne contiennent pas de mentions marginales. Les délais de communicabilité sont déterminés par la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives. Ils sont de 75 ans pour les actes de naissance et de mariage et se calculent à partir de l’acte le plus récent si plusieurs années sont reliées ensemble.  

   

État civil des protestants

Actes célébrés en Poitou par le pasteur Pierre Métayer, 1771-1785 

De l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), les protestants disposent d'un état civil particulier dont, cependant, peu de registres sont parvenus jusqu'à nous. 

Cet état civil dispersé manque plus souvent encore pour la période suivante, dite du Désert, entre la révocation de l'édit de Nantes et l'édit de tolérance de 1787, où le culte protestant est interdit. Toutefois des pasteurs, même s'ils sont peu nombreux, poursuivent dans la clandestinité la tenue de registres. 

En revanche, peu avant la Révolution, l'édit de tolérance (1787) offre un " état civil de rattrapage " permettant aux protestants de déclarer les mariages et naissances qui ont eu lieu pendant la période précédente. Le ressort est rarement paroissial, mais plus souvent celui du bailliage, ou celui du territoire couvert par un pasteur. 

> Consultation sur ce site avec l 'état civil numérisé (présentation en tête de la liste alphabétique des communes). 

  

Actes de catholicité

Registre clandestin du Fenouiller, 1792

Registre clandestin tenu par Goupilleau, curé du Fenouiller, en 1792 (consultation sur ce site avec l' état civil numérisé de la commune du Fenouiller)  

Les actes antérieurs au 20 septembre 1792, destinés à une bonne administration autant religieuse que civile, ont été attribués par la loi aux tribunaux et aux communes. L'Église a toutefois toujours continué à en tenir pour son compte depuis le concordat de 1801, et suivant les mêmes modalités : registres annuels en double, pour la paroisse et l’évêché. 

Entre temps (1793-1801), des prêtres ont pris le risque d’enregistrer les sacrements qu’ils administraient souvent dans la clandestinité. Ces registres clandestins sont d’indispensables compléments à un état civil alors mal tenu ou détruit : une partie d’entre eux a même été annexée à l’état civil. 

> Consultation sur ce site, des registres de 1793 à 1801/1803 qu’ils soient dans les archives diocésaines, paroissiales, communales ou départementales, avec l’ état civil numérisé, à leur place chronologique.
Consultation sur ce site ( état civil numérisédes registres de catholicité des années 1802-1803 à 1820 en sélectionnant le menu "Actes de catholicité : XIXe s." dans la liste déroulante "Choisir une collection". 

  

A savoir : 

• La dispense de consanguinité, dont la mention est fréquente dans les actes de mariage, est un accord donné le plus souvent par un évêque pour un mariage entre cousins. En vertu du droit canon, c'est le nombre de degrés qui séparent de l'ancêtre commun qui compte : les dispenses du deuxième degré sont octroyées par le pape, les autres par les évêques. Pour la Vendée, aucune dispense n'a été conservée aux Archives diocésaines de Luçon

• Dans les tables décennales, les abréviations 7bre, 8bre, 9bre et 10bre correspondent respectivement aux mois de septembre, d’octobre, de novembre et de décembre.  

  

Pour compléter votre recherche :

Comprendre pourquoi des collections de registres paroissiaux débutent en 1737 

Découvrir les registres clandestins protestants et catholiques 

Comprendre les mentions marginales de l'état civil 

Faire l'histoire d'une famille 

> Site du  Cercle généalogique vendéen  

> BERNARD, Gildas. Guide des recherches sur l'histoire des familles. Paris : La Documentation Française, 1981. 335 p. (ouvrage consultable en salle de lecture sous la cote BIB 6481). 

  

Mise à jour décembre 2016 

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