Archives économiques

Papier en tête de la conserverie alimentaire "Pellier Frères" aux Sables-d'Olonne

Papier à en-tête de la conserverie alimentaire "Pellier Frères" aux Sables-d'Olonne, XIXe siècle 

Ecrire l'histoire du « miracle économique vendéen » suppose de se confronter à la multitude des écrits, aux témoignages des décideurs, des administrations, des organismes consulaires, et de l'ensemble des acteurs de l’économie du département. 

Les Archives de la Vendée ont un rôle à jouer dans ce domaine : leur mission est de collecter, conserver et communiquer les archives historiques, publiques et privées. En effet, le service tente d’élaborer, par la constitution des sources écrites, une représentation fidèle de l’essor du département, chaque versement ajoutant une touche complémentaire au « reflet de l’activité des hommes » (Jean Favier) que sont les archives. 

De nombreux versements d’archives publiques concernant le secteur économique ont donc eu lieu aux Archives de la Vendée et leur collecte continue d’être le quotidien des agents, comme le montre l’exemple récent du dépôt des archives historiques des succursales de la Banque de France. 

A ces documents publics s’ajoute une collecte d’archives privées, tâche à laquelle le service des Archives de la Vendée a porté une attention particulière, conscient de la nécessité de sauvegarder le patrimoine documentaire des entreprises. Par voie de dépôt ou de don, ces transferts d’archives ont permis de sauvegarder de nombreux fonds, ceux de l’Union Sud-Vendéenne Agricole Laitière (USVAL) (83 J), des entreprises de la famille Monthulet (97 J), de la conserverie Brunet de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (133 J), ou encore des archives de groupements ou d’associations comme celles de l’Union Interprofessionnelle Patronale de La Roche-sur-Yon (106 J). 

Etiquette de la société Dupont Monthulet & Cie

Etiquette de la société Dupont Monthulet & Cie extraite des "Papiers de la famille Monthulet" (97 J, inventaire en ligne

L'objet de ce guide est donc d'éclairer le chercheur sur la diversité des documents ayant trait à l'économie du département depuis la Seconde guerre mondiale. Ces archives sont extrêmement nombreuses : elles sont systématiquement versées et conservées sous l’intitulé du service qui les a produites (exemple : Préfecture : Cabinet du Préfet). 

A la différence des bibliothèques ou des centres de documentation, qui disposent de fichiers par matières, par personnes, par auteurs ou par lieux de recherche, les services d’archives classent et conservent les documents en fonction du « principe de provenance ». Pour repérer puis comprendre un dossier d’archives, il est par conséquent indispensable de savoir précisément qui l’a produit. 

L’ensemble des archives publiques produites depuis 1940 sont référencées et cotées dans la série dite W, chaque versement se voyant attribué un numéro W. 

Les quelques 1500 versements effectués dans ce cadre aux Archives de la Vendée ne concernent évidemment pas tous le monde économique. Notre présentation résulte donc d’une approche thématique pour chaque service producteur, avec une sélection des documents ayant trait à l’économie du département. Elle ne prétend pas à l’exhaustivité, des thèmes comme l’agriculture ou l’emploi n’ayant pas été systématiquement approfondis. Quant au tourisme, il n’a été évoqué que par l’intermédiaire du développement des constructions, notamment sur le littoral. Pour ce sujet, il convient de se reporter à la fiche détaillée relative au tourisme. 

Consultation des documents

Accéder à un document d’archives suppose deux préalables : en connaître l’existence et obtenir l’autorisation légale de sa consultation. Le Code du Patrimoine définit en effet des règles précises de communicabilité. 

Pour les archives publiques, la loi du 15 juillet 2008 a modifié la Code du Patrimoine et a posé comme principe la libre communicabilité des archives, à l’exception de certaines catégories soumises à des délais particuliers. Il convient donc, après identification des cotes d’archives, de se renseigner auprès du président de salle de lecture pour s’assurer de la libre communicabilité des documents. Une procédure de demande de dérogation est prévue en cas contraire. 

En ce qui concerne la communicabilité des archives privées, celle-ci est fixée au cas par cas au moment du dépôt des documents. Elle peut être totalement libre ou soumise à l’autorisation préalable du déposant ou de ses mandataires. 

Christophe Dubois, Dominique Relet (responsables de la gestion des archives économiques aux Archives de la Vendée), juin 2009 

  

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