Consulter les recensements de population

Consultation des listes nominatives d'habitants sur ce site jusqu'au recensement de 1911 et en salle de lecture jusqu'au recensement de 1975 pour la plupart des communes.

  

C’est dans un ordre géographique communal que se présentent les listes nominatives d’habitants. Pour l’Ancien Régime, on les trouve sous la forme de censiers, ces registres sur lesquels étaient inscrites les redevances dues par le tenancier au seigneur, ou bien de rôles d’impositions (consultation avec les listes nominatives numérisées au nom de chaque commune). Ainsi celui dressé pour l’équipement d’un milicien à La Flocellière aligne-t-il les noms de tous les chefs de feu en 1766. Pour Les Lucs-sur-Boulogne, deux listes de boisselage, cet ancien droit ecclésiastique particulier au Bas-Poitou, nous livrent des noms. C’est l’abbé Barbedette qui en a dressé la liste pour les années 1787 et 1796. On retrouve le curé des Lucs comme l’auteur d’un manuscrit qu’il signe à la date du 30 mars 1794, et que l’on nomme mortuage. Il y recense, pour sa paroisse, la liste des victimes des colonnes infernales le 28 février 1794 et le lendemain, 1er mars. 

Liste nominative de Noirmoutier an VI

Les premières listes nominative d'habitants apparaissent véritablement à la Révolution, par exemple à Noirmoutier en l'an VI (1797). Consultation sur ce site avec les autres listes nominatives de la commune 

Les premières listes nominatives d’habitants apparaissent véritablement au moment de la Révolution avec les recensements de la population. Ces listes sont dressées village par village ou quartier par quartier, puis rue par rue, et enfin foyer par foyer. L’ordre est géographique et l’on y trouve réunies les personnes vivant sous un même toit : membres d’une même famille et domestiques éventuels. Il n’existe pas de tables des noms de personnes qui sont uniquement présentées à leur adresse. 

Une série par commune va ainsi de l’an IV à l’an VI (1795-1798), elle est quasiment complète. Il manque cependant les cantons de La Caillère (district de La Châtaigneraie), de Saint-Michel-en-l’Herm (district de Fontenay-le-Comte), de Belleville et Mareuil-sur-Lay (district de La Roche-sur-Yon) et de Poiroux (district des Sables-d’Olonne). Ce sont les personnes de plus de douze ans qui y sont dénombrées avec les renseignements suivants pour chacune d’elles : le nom, l’âge, l’état ou la profession et l’époque de leur entrée dans la commune. Ces listes sont conservées dans la série L des Archives départementales avec les fonds de la période révolutionnaire (L 287-288). 

L’Empire reprend le principe de l’élaboration de listes nominatives. Toutefois, à quelques exceptions près, on n’en a pas conservé en Vendée d’antérieures à 1816, voire à 1836. Elles sont alors régulières tous les cinq ans, ce qui donne les recensements suivants jusqu’en 1936 : 1836, 1841, 1846, 1851, 1856, 1861, 1866, 1872, 1881, 1886, 1891, 1896, 1901, 1906, 1911, 1921, 1926, 1931, 1936. Il faut noter que le recensement prévu en 1871 a été reporté en 1872 en raison de la guerre franco-prussienne, et que celui de 1916 n’a pas eu lieu. 

Les listes sont établies sur la base de bulletins individuels et de feuilles de ménage. De 1836 à 1906, on trouve globalement, d’un recensement à l’autre, les mêmes renseignements d’ordre individuel, il existe toutefois des variantes qu’il est intéressant ici de signaler. Le nom et les prénoms sont donnés dans tous les recensements, de même que l’âge, à l’exception de l’année 1841. De 1836 à 1876, la rubrique état civil mentionne aussi le sexe de la personne, ainsi que si elle est mariée, célibataire ou veuve. La nationalité apparaît en 1851, 1872 et 1876, puis régulièrement à partir de 1886. Le lieu de naissance n’est signalé que pour les recensements de 1872, 1876 et 1906. La position dans le ménage qui apparaît à partir de 1881, indique la situation de la personne par rapport au chef de famille, par exemple sa femme, sa mère, son fils ou sa sœur, etc. Un seul recensement, celui de 1851, mentionne la religion. Cinq colonnes sont alors proposées : catholiques romains, réformés de France ou calvinistes, personnes rattachées à la confession d’Augsbourg, israélites et autres cultes. Sur le même recensement, et uniquement sur celui-ci, une colonne est consacrée aux infirmités et maladies. Enfin on mentionne la profession à partir de 1881, et si la personne est patron, ouvrier ou employé à partir de 1901. 

Un tableau accessible par le lien ci-dessous récapitule ces différentes informations recueillies pour les recensements de 1836 à 1906. Il a été conçu par les Archives départementales de la Mayenne. 

 

Pour compléter votre recherche :

Faire l'histoire d'une famille 

  

  

Mise à jour, septembre 2012 

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