Le Tour de France et la Vendée, 1903-2018

Tour de France 1935, contre-la-montre par équipe : passage de l’équipe belge à Montaigu le 26 juillet (carte postale, collection Jean Meunier,  1 Num 20-3/468)  

Le samedi 7 juillet, les 176 coureurs de l’édition 2018 du Tour de France s’élanceront de l’île de Noirmoutier pour une première étape de 199 km. Après avoir longé la côte, le parcours les mènera jusqu’à Fontenay-le-Comte en passant par le Marais poitevin. Le lendemain, l’itinéraire les conduira de Mouilleron-Saint-Germain à La Roche-sur-Yon sur 182 km. Ce n’est pas la première fois que le Tour de France part de Vendée. En 1976 déjà, le prologue se déroule à Merlin-Plage le 24 juin, avant un départ le lendemain depuis Saint-Jean-de-Monts. 

  

  

Mais l’histoire de la "Grande Boucle" dans le département démarre bien plus tôt, dès sa première édition, un certain 14 juillet 1903, au cours d’une étape « Bordeaux-Nantes ». Cette première édition comptait-elle un cycliste vendéen parmi ses rangs ? En quelle année la cité balnéaire des Sables-d’Olonne fut-elle ville-étape pour la première fois ? La chaussée du Gois fait-elle partie des routes du Tour ? Autant de réponses et bien d’autres encore que vous trouverez dans un article publié en 2011 - le Tour de France partait cette année-là encore de Vendée - et qui vient d’être complété avec un nouveau chapitre de cette histoire. 

La "Grande Boucle" et la Vendée, 1903-2018 

  

  

La maison de Georges Clemenceau à Saint-Vincent-sur-Jard (carte postale, 6 Fi 405

Ajoutons qu’un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, les deux premières étapes vendéennes de la 105e édition du Tour de France s’inscrivent dans les pas de Georges Clemenceau, le « Père la Victoire ». Le 7 juillet, les coureurs traverseront Saint-Vincent-sur-Jard où Clemenceau louait, à Belesbat, une maison devenue musée. Et l’étape du 8 juillet partira de Mouilleron-Saint-Germain, la commune où Georges Clemenceau est né le 28 septembre 1841.  

Année Clemenceau : articles rédigés par Jean Artarit 

   

  

  

Le canal de Vienne, traversé par le pont de Puyravault 

Entre temps, de Saint-Michel-en-l’Herm à Maillezais, les coureurs traverseront les vastes étendues du Marais poitevin percées de grands canaux creusés pour certains dès les XIIe et XIIIe siècles. Ouvrages majeurs du système de dessèchement du Marais poitevin dont ils marquent le paysage, ces canaux nés il y a huit siècles pour les plus anciens, quatre pour les autres, sont encore aujourd’hui en activité. Découvrez leur histoire.  

Inventaire du patrimoine de la Sèvre niortaise par Yannis Suire : les canaux de dessèchement du Marais poitevin 

Date de publication : 03 juillet 2018

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