De Challans à L’Île-d’Yeu, l’activité économique au début du XXe siècle

Le train traversant la rue principale de Challans, carte oblitérée en 1905 (89 Fi 47/3, vue 14) 

Le nord-ouest de la Vendée et sa côte sont à l’honneur grâce au nouvel apport d’un collectionneur noirmoutrin, Gabriel Soulard, de 575 nouvelles cartes postales, illustrant principalement l’économie locale du début du XXe siècle de la ville de  Challans, ainsi que les paysages pittoresques de l’ île de Noirmoutier et l’ île d’Yeu. Ces représentations de la vie maraîchine et ilienne sont consultables dans les deux inventaires des  cartes postales isolées et des  dessins, estampes et photographies isolés. 

  

Challans et ses marchés

Sur les 160 nouvelles cartes postales représentant Challans, les fameux marchés qui ont fait la réputation de la ville sont largement représentés. On découvre ainsi les étalages des marchands couvrant les points stratégiques du centre-bourg formés par la rue Gobin, la halle au beurre, la vieille halle aux volailles et le champ de foire. En ce début du XXe siècle, les maraîchins en tenue traditionnelle participent aux divers marchés (ceux des bœufs, ânes, moutons, cochons et canards entre autres) et installent leurs étals dans les rues et places comme devant les édifices publics de la ville. Les nombreux acheteurs arrivés peut-être par le petit train qui traverse Challans (visible sur de nombreuses cartes postales, notamment dans les rues de Gambetta et Carnot), assurent la prospérité économique de la ville. Ce même train, emprunté par une foule de voyageurs, rejoint, en quittant le premier marché du nord-ouest vendéen, le littoral à Fromentine où des bateaux partent à destination de l’Ile-d’Yeu et de Noirmoutier. 

  

Le marché aux volailles devant la vieille halle à Challans, carte oblitérée en 1905 (89 FI 47/8, vue 12) 

Le concours des Régates en 1903, devant l’estacade du bois de la Chaise, à Noirmoutier (89 FI 163/27, vue 2) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plages de Noirmoutier

La côte de Noirmoutier est illustrée par plus de 140 nouvelles cartes postales anciennes éditées ou photographiées par Zoé Couillon et ses successeurs, ainsi que par Émile Breteau. En ce début du XXe siècle, on parcourt la plage des Dames jusqu’à l’estacade, le bois de la Chaise et la côte rocheuse. Les nombreuses ânières proposent des promenades à dos d’âne aux touristes qui apprécient également le concours des Régates devant l’estacade du bois de la Chaise. 

  

L’activité maritime sur l’Ile-d’Yeu

Cette île est desservie pendant plus d’un siècle par des bateaux à vapeur et à moteur assurant le transport du courrier, des iliens et des touristes, allant et venant du continent aux quais de Port-Joinville. Les éditeurs de cartes postales ont toujours immortalisé la traversée comme les navires qui l’assuraient ; une vingtaine d’illustrations les montrent presque tous, du Rover (1887-1900) à l’un des derniers, l’Insula Oya II, naviguant depuis 1982. Les bateaux de pêche ne sont pas en reste. Ils sont ancrés ou amarrés aux deux ports de l’île : le port de Port-Joinville et le port de la Meule visibles sur une quarantaine de cartes postales. Par ailleurs, plusieurs vues sont également consacrées aux activités des sardiniers et des thoniers, de leur départ du port au déchargement des poissons sur les quais. 

Le bateau à vapeur La Grive(1913-1929) arrivant au quai du port de Port-Joinville, à L’Ile-d’Yeu, 1er quart du XXe siècle (89 FI 113/15, vue 9) 

Se déplacer au large de l’île n’était pas toujours aisé : seul le clocher de l’ église Saint-Sauveur (détruit par la foudre en 1953) servait d’amer aux marins jusqu’en 1830. Suite aux nombreux naufrages, des phares et des sémaphores ont été construits sur l’île, comme le Grand Phare que l’on voit avant et après sa destruction en août 1944, reconstruit en 1950, et le sémaphore de la pointe du But dynamité par les Allemands (il n’en reste rien). 

A signaler aussi pour l’Ile-d’Yeu, la couverture photographique de l’emprisonnement au fort de Pierre-Levée du Maréchal Pétain ainsi que ses obsèques au cimetière de Port-Joinville, le 25 juillet 1951. 

   

Dans ce nouvel enrichissement en cartes postales et photographies, d’autres communes que Challans, Noirmoutier et l’Ile-d’Yeu (144 cartes postales) sont représentées, telles que Soullans, Beauvoir-sur-Mer (71 illustrations sur le passage du Gois complètent les nombreuses images déjà en ligne) et Luçon (comptant plusieurs photographies de ses commerces). 

Date de publication : 01 juillet 2016

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