La Congrégation des Filles de la Sagesse : retour sur trois siècles d’existence

Sœur Marie-Louise Trichet 

C’est en 1703 que Louis-Marie Grignion de Montfort fonde la Congrégation des Filles de la Sagesse à l’hôpital de Poitiers, avec Marie-Louise Trichet, première Fille de la Sagesse sous le nom de Marie-Louise de Jésus. Attachée au service des hôpitaux, la Congrégation s'installe à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1720, lieu de décès de Montfort ; sa maison-mère y demeure aujourd’hui encore. 

Son recrutement, d'année en année plus important, stoppé à la Révolution, reprend dès le Consulat avec l'appui des autorités civiles qui comptent sur elle, notamment pour les hôpitaux militaires. En 1811, un décret assure à la Congrégation une existence légale. En forte expansion au XIXe siècle, elle diversifie ses œuvres, avec certaines spécificités très particulières (éducation des sourdes-muettes-aveugles) mais les mesures anticongréganistes, préalables à la séparation de l'Église et de l'État (1905), obligent les sœurs à abandonner leurs œuvres scolaires. La fermeture de nombreuses communautés en France est à l'origine de son expansion dans le monde. 

Depuis l'origine, plus de 17 000 sœurs ont fait profession. Elles sont aujourd'hui (2016) 1388, réparties dans 20 pays sur les 5 continents.  

  

  

Le Département a conclu avec la Congrégation un partenariat pour trois ans, confiant ainsi aux Archives de la Vendée la gestion du fonds d’archives des Filles de la Sagesse ainsi que sa mise en valeur. Elle commence aujourd’hui par la publication de l’inventaire des documents consacrés au recrutement de ses membresIl est désormais possible d’identifier les religieuses des origines de la Congrégation au début des années 1930, grâce à une campagne de numérisation des registres concernés. Ces derniers sont tenus à l’entrée au postulat puis au noviciat, par date de première profession, par matricule, par nom de religion, par noms civils et peuvent éventuellement renseigner sur les différentes affectations (obédiences) connues par les sœurs. 

Le travail de classement se poursuit et permettra de mettre en ligne à la fin de l’été les premiers dossiers concernant les établissements fondés en France et désormais fermés (communes commençant par la lettre A, soit 21 lieux d’implantation de communautés dont Auray). La Congrégation adapte ses œuvres selon les époques et les autorisations dont elle bénéficie : soins aux malades et aux pauvres, éducation des jeunes filles, pensionnats pour enfants, instituts pour sourdes-muettes-aveugles, colonies de vacances, formations techniques pour les femmes…. 

  

  

   

Autorisation préfectorale donnée aux Filles de la Sagesse la Chartreuse de faire la quête au profit de leur établissement pour sourdes-muettes (FDLS, M 189)  

  

Registre semi-alphabétique par matricule des sœurs de chœur tenu à partir de 1870 ( FDLS KK1, vue 1) 

Date de publication : 15 juillet 2016

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