La collection Guesdon, un bijou pour la mémoire chavagnaise

Constant Guesdon, avec sa femme et ses deux filles en 1916 ( 38 Fi 3, vue 2). 

Il y a 115 ans, un horloger-bijoutier de Chavagnes-en-Paillers a une idée : offrir aux futurs mariés qui achètent leurs alliances dans sa boutique un portrait d’eux le jour des noces. 

C’est ainsi que Constant Guesdon, jeune chavagnais issu d’une famille de cultivateurs de la Proustière, commence à photographier les habitants de la commune et des alentours. Au gré des communions et des mariages, mais aussi sans occasion particulière, si ce n’est celle de laisser un souvenir – notamment pendant la Grande Guerre, quand les maris sont au front –, des centaines de visages se fixent sur les plaques de verre de l’horloger-photographe entre 1905 et 1939. 

  

Le commerce de Constant a de l’avenir : sa fille aînée, Marie, travaille à ses côtés dès les années 1930 et prend progressivement sa place à partir de 1940, se spécialisant dans la photographie. Soixante ans plus tard, c’est elle qui fait don aux Archives de la Vendée des milliers de clichés pris par son père puis par elle. L’inventaire publié aujourd’hui présente les 1300 portraits réalisés par Constant jusqu’en 1939 (cotés 38 Fi), ainsi que 200 photos de communiants prises par Marie entre 1940 et 1955 (cotées 41 Fi). 

  

  

Charles Baudry (5) au milieu de ses frères et sœur en 1941 ( 38 Fi 137, vue 3) 

Mais tous ces visages figés par Constant seraient restés muets sans le colossal travail d’identification mené par Charles Baudry, Chavagnais et ami de la famille Guesdon, qui a réussi à reconnaître un grand nombre d’entre eux, notamment lors de projections publiques. Grâce à cette opération minutieuse, les trois quarts des 1500 photographies sont identifiées, totalement ou partiellement, et mettent en images les noms transcrits dans les registres d’état-civil de Chavagnes-en-Paillers, de La Rabatelière, de Saint-Georges-de-Montaigu et des environs. Si vous reconnaissez l’un de vos ancêtres parmi les portraits non identifiés, n’hésitez pas à le signaler en proposant un commentaire (icône violette située à droite de chaque notice 1). 

  

  

Les premiers portraits présentés dans cet inventaire sont ceux de Constant Guesdon, de sa femme Armandine Maudet et de leurs filles, Marie et Marcelle. Suivent les parents, frères, sœurs, neveux et nièces de Constant puis, enfin, tous les autres, regroupés par fratries, en couple, individuellement, en famille ou entre amis. Une véritable perle que ce grand album de l’histoire chavagnaise ! 

   

Voir l’inventaire des photographies de Constant Guesdon 

   

  

Petit échantillon de clichés

Gustave Valin : en communiant en 1908 ( 38 Fi 186),... 

en soldat pendant la guerre 1914-1918 (38 Fi 344, vue 14)...  

et le jour de son mariage en 1924 ( 38 Fi 261, vue 4) 

Une femme non identifiée photographiée dans le jardin de Constant ( 38 Fi 31, vue 1) 

Une fratrie Gilbert dans le studio de Constant en 1930 ( 38 Fi 48

La famille Audureau-Laporte en 1910 ( 38 Fi 104

    

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Date de publication : 09 avril 2020

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