« Les victimes de la Grande Guerre »

Blessés à l'hôpital de Luçon (1 Num 1/87/2) 

L’inventaire de la sous-série 3 R " Anciens combattants et victimes de guerre" vient d’être publié. Il est consacré aux aides apportées aux soldats comme aux civils touchés par les guerres ; il concerne toutefois essentiellement la Première Guerre mondiale. 

   

A la fin du premier conflit, le droit à réparation et le droit à la reconnaissance sont établis et assurés par deux offices : l’Office des mutilés et réformés de guerre (1919) et l’Office du combattant (1926). 

Office des mutilés et réformés de guerre 

Le premier concerne les soldats blessés ou ayant contracté une maladie sur le champ de bataille. Ils sont désormais dédommagés du préjudice subi et non plus seulement « assistés », comme ils pouvaient l’être auparavant. A partir de 1919, beaucoup demandent la carte d’invalidité qui leur donne droit, entre autres, à des réductions sur les tarifs des transports en commun. 

Groupe de soldats (1 Num 1/180) 

Office du combattant 

Les combattants non blessés bénéficient, eux, du droit à la reconnaissance en 1926 ; ils obtiennent ainsi des aides financières, et peuvent également prétendre à une pension de retraite grâce à la carte d’ancien combattant. 

Pour chacun de ces cas, les dossiers de secours et de pensions contiennent des informations sur la composition, les conditions et le niveau de vie des familles mais aussi sur leur moralité. En outre, l’avis du maire est requis pour l’attribution de secours. 

   

  

Office des pupilles de la Nation 

De même, devant l’hécatombe provoquée par ce premier conflit, l’État décide de donner un statut à tous les enfants, victimes de la guerre. Ils sont plus de 17 000 en Vendée. C’est pourquoi, en 1917, il crée l’Office des pupilles de la Nation dont le rôle est d’apporter son soutien aux enfants de soldats morts ou blessés, selon des critères bien définis. La Nation les adopte par jugement des tribunaux de grande instance, dans le but de leur apporter une aide financière et morale. Les enfants adoptés sont alors suivis, jusqu’à leur majorité, tant sur le plan médical que sur le plan scolaire ou professionnel. 

   

Ces trois offices, nés au cœur de la Première Guerre mondiale fusionnent en 1935, pour créer l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, dont les missions principales sont la reconnaissance et la réparation, la solidarité, et la mémoire. 

Consulter l'inventaire de la sous-série 3 R "Anciens combattants et victimes de guerre"  

Date de publication : 21 juin 2017

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