Toujours plus d’état civil en ligne !

Timbres édités et vendus par le Comité national de défense contre la Tuberculose (montage réalisé à partir de timbres collés dans les registres d’état civil des Epesses entre 1928 et 1939). 

Une mise à jour des fonds numérisés de l’état civil a eu lieu début juin 1 ; elle a mis un terme au programme d’emprunt et de numérisation de documents de l’ensemble des communes du département, à l’exception des Sables-d’Olonne, de La Roche-sur-Yon, d’Aizenay et de Sainte-Hermine (pour la période 1906 à 1950). 

Retour en chiffres sur un programme très attendu commencé depuis plusieurs années. 

  

Une opération bien préparée

La mission est cadrée ; il s’agit de se rendre dans chaque mairie du département afin d’emprunter une sélection de documents en vue de leur numérisation et de leur mise en ligne : 

  • les registres d’état civil (seule collection contenant les mentions marginales) : naissances jusqu’en 1912, mariages jusqu’en 1940 et décès jusqu’en 1950
  • les registres des délibérations communales jusque dans les années 1950/1960
  • les listes nominatives de recensement de population lacunaires dans la collection déjà en ligne (1820-1975).

Afin de couvrir les 300 communes anciennes et actuelles que compte la Vendée, soit actuellement 258 mairies, cette mission a été divisée en 31 tournées correspondant à autant de secteurs géographiques, l’unité de base étant généralement le canton d’avant le découpage administratif de 2015. 

16 000 km, mais pas à dos d’âne (carte postale, Noirmoutier-en-l’Ile, 6 Fi 563) 

Deux mois a été la durée de chaque tournée cantonale, le temps de l’emprunt des registres en mairie, de la préparation des documents, de leur reproduction chez le prestataire, de la vérification des images une à une, et enfin du retour des registres en mairie. 

Etapes de plaine, étapes de bocage, étapes de marais, étapes de montagne (Saint-Michel-Mont-Mercure : 290 mètres !), les agents des Archives ont sillonné le département  à la quête des précieux registres. 

Quelques chiffres : 105 journées sur les routes pour aller en mairie emprunter puis restituer les documents, plus de 16 000 km parcourus (un voyage France-Australie) pour transporter plus de 5 000 registres dans 250 containers, 6 tonnes d’archives ! Et enfin plus de 760 mails de demandes de copies d’actes adressées par les mairies privées de leurs registres ; 1500 copies d’actes adressées aux mairies en retour. 

  

Pour un total de 327 000 images

90 000 actes de mariage mis en ligne (Fonds Simonneau, photographe, 40 Fi 1-5) 

Le résultat de cette campagne, c’est la mise en ligne de 327 000 images numérisées. 

L’état civil, premier servi !

213 400 images mises en consultation, soit une estimation de 450 000 nouveaux actes : 62 000 naissances de 1906 à 1912, 90 000  mariages de 1906 à 1940 (seulement 1918 sur le site) et 297 000 décès de 1906 à 1950. 

L’état civil dont la numérisation a commencé en 1998 compte désormais 1 900 000 images ! 

  

Les délibérations municipales

Mises en consultation jusqu’en 1918 lors d’un précédent programme de reproduction, elles sont désormais consultables jusque dans les années 1950/1960. 

Le programme a permis la reproduction de 1047 registres entre 1918 et 1960, soit 110 500 nouvelles vues pour un ensemble qui compte au total 402 000 images pour 4 495 registres consultables (registres de délibérations et registres des arrêtés du maire). 

  

Les listes nominatives de recensement de population

La campagne d’emprunt des archives communales a également permis d’enrichir les collections numérisées de listes nominatives, avec 175 listes du XIXe siècle à 1975. Ce sont 3 205 nouvelles images réalisées sur la durée du programme. Désormais 7 833 listes, 186 000 images, sont consultables en salle de lecture (seules les listes jusqu’en 1936 sont sur internet). 

  

Des compléments à venir

Les Archives départementales conservent la collection de l’état civil versée par les  tribunaux de grande instance ; celle-ci couvre une large période allant jusqu’aux années 1930 pour les naissances et les mariages, et 1950 pour les décès. L’inventaire qui en donne le détail est consultable en ligne. Il faut noter toutefois que cette collection, consultable en salle de lecture, ne dispose pas de mentions marginales aussi fréquentes qu’en mairie.  

Des enrichissements sur internet sont prévus à la rentrée avec l’ouverture à la consultation des mariages jusqu’en 1940 et des tables décennales jusqu’en 1942. 

  

(1). Les récents accroissements (20 juin 2019) concernent huit communes de l'ancien canton de La Châtaigneraie : La Chapelle-aux Lys, Loge-Fougereuse, Marillet, Saint-Hilaire-de-Voust, Saint-Maurice-des-Noues, Saint-Maurice-le-Girard, Saint-Sulpice-en-Pareds et La Tardière. 

Date de publication : 12 juillet 2019

Retour en haut de page