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Port de L’Aiguillon-sur-Mer, [1913] (carte postale, 1 Num 59 3/2) 

L’ inventaire du fonds des douanes est désormais en ligne. 

Même si le fonds est très lacunaire, on peut tout de même imaginer l’organisation et l’activité de ce service, qui se concentre surtout sur les ports côtiers de la Vendée, du XIXe siècle jusqu’aux années 1970. Une très intéressante collection de dossiers de navires y est notamment conservée sur plus de 200 ans (1792-1994).  

Les douaniers se divisent en deux groupes : les sédentaires (dans les bureaux), qui s’occupent de la partie administrative et financière, et les actifs, les plus nombreux, organisés en brigade, portant uniforme et armes, qui luttent contre la fraude et la contrebande. Ces derniers s’associent également au sauvetage en mer. 

Port de pêche des Sables-d’Olonne, 1910 (carte postale, 83 Fi 25) 

Véritable police de la mer, les douaniers contrôlent et surveillent la navigation ; ils recensent aussi l’effectif naval dans chaque port, la flotte étant essentiellement composée de navires de commerce et de pêche. Ils rédigent et délivrent les actes de francisation (immatriculation), document officiel décrivant toutes les caractéristiques d’un navire. Ce document est systématiquement établi lors de la construction d’un navire ou lorsqu’il y a changement de port d’attache hors département. A cette occasion, un dossier est ouvert regroupant toutes les pièces importantes de la vie du navire : acte de francisation, congés (laissez-passer), quittances de taxes, actes de vente ou de cession, enregistrement auprès des hypothèques, dépeçage. L’ensemble de ces dossiers représentent 14 mètres linéaires. On y découvre alors un large éventail de navires : canots, chaloupes, chasse-marées, sloops, dundees, pinasses, cargos… 

Un contrôle est aussi systématiquement effectué sur chaque navire entrant et sortant d’un port, un manifeste est alors rédigé : document obligatoire donnant un état général du chargement composant la cargaison du navire

Les marchandises sont aussi étroitement contrôlées et surveillées, qu’elles soient acheminées au port, en transit ou en stockage. Au XIXe siècle, il s’agit essentiellement de sel et de boissons. Puis grâce au libre-échange qui développe le commerce international, les marchandises se diversifient, comme l’attestent les différents registres de stockage dans les entrepôts des ports vendéens et principalement celui des Sables-d’Olonne : bois, gasoil, tabac… 

Consulter l'inventaire du fonds des douanes 

Date de publication : 23 novembre 2016

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