À la Une : la presse ancienne locale

La presse n’est pas une source comme les autres pour l’historien, le généalogiste ou l’amateur d’histoire locale. Un journal apporte un témoignage indirect, souvent simplifié et rarement objectif, sur une réalité toujours complexe. Discutable comme preuve unique, il est tout de même une source secondaire de grand intérêt pour les activités commerciales, les faits divers, les événements familiaux, les débats politiques et religieux, le patrimoine, etc. Pourtant, la presse ne raconte pas seulement l’histoire immédiate, mais elle révèle aussi sa propre histoire, que le lecteur attentif perçoit à travers le premier et le dernier numéro paru, le titrage, les « marronniers », les articles polémiques ou de dénonciation, les silences sur les éléments « dérangeants », etc. 

La numérisation de quelque 78 000 pages tirées de 15 titres différents de la presse régionale - et prochainement une quarantaine - facilite l’accès à des documents difficilement communicables en l’état, en raison de l'extrême fragilité du papier et de leur format. Il permet aussi d’accélérer la recherche et l’analyse critique des données, grâce à l’interrogation en plein texte, et de mesurer l’interaction qui se joue entre les journaux. 

Presse vendéenne en ligne

LÉGENDE
Orientation politique des journaux sous la IIIe république
Tendance conservatrice Tendance républicaine
Pour chaque titre sont donnés Période disponible et lieu d'impression - Titre - (Dates de vie du périodique). Périodicité. Historique du titre. Lieu de conservation et cote numérique

   

Les premiers résultats n’ont d’ailleurs pas tardé. Une enquête lancée sur le L@boratoire des internautes a permis de poser les premiers jalons d’une histoire des origines de la presse vendéenne ( lire l’article). 

Les premiers journaux se sont difficilement implantés en Vendée. Dans une lettre du 11 nivôse an IV (1er janvier 1796), Séverin Pervinquière, membre du directoire du département, écrit au ministre Benezech que l’ « entreprise trois fois formée de la rédaction d'un Journal de la Vendée a trois fois échoué » et qu’à cette date « il ne se compose ni ne s'imprime aucun écrit périodique dans l'étendue de ce département ». Ce n’est que sous le Consulat que des imprimeurs sablais puis fontenaisiens parviennent à implanter durablement une publication. 

Sous la Monarchie de Juillet et la IIe République, grâce à l’évolution des techniques d'impression, les feuilles d’annonces commerciales laissent place à de véritables journaux d’information (Le Publicateur,  La Gazette vendéenneLe Journal des Sables), annonçant l’âge d’or de la presse sous la IIIe République. 

Pour en savoir plus : Les origines de la presse en Vendée, 1790-1851 

Date de publication : 30 septembre 2015

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