Comment Edmond Bocquier continue à voyager…

Timbre à l’effigie d’Edmond Bocquier, 2014 (1 J 1831) 

Edmond Bocquier (1881-1948), naturaliste vendéen, continue à voyager grâce à la Poste : elle a réédité en janvier 2014 un timbre à son effigie. 

Né à Chaillé-sous-les-Ormeaux en 1881, Edmond Bocquier se montre très tôt un insatiable curieux : naturaliste, linguiste, géologue, archéologue et spécialiste du folklore, accumulant une importante masse documentaire aujourd’hui conservée dans le fonds Bocquier. Suivant les traces de son oncle, il devient instituteur puis très rapidement quitte la Vendée pour devenir inspecteur dans l’enseignement primaire, en Haute-Savoie puis en Deux-Sèvres. 

Mobilisé en août 1914, il est d’abord affecté à une section de commis et ouvriers d’administration, avant d’être intégré en octobre 1916 au 155e régiment d’infanterie et envoyé sur le front de la Marne. Blessé et gazé devant Beaumont (Meuse) en août 1917, il est fait prisonnier et envoyé en Allemagne ; libéré, soigné dans différents hôpitaux, il est démobilisé à la fin août 1919. 

Il est alors promu directeur de l’école normale d’Aurillac (Cantal) puis muté en 1925 à celle d’Angers (Maine-et-Loire). En 1932, souffrant des séquelles de la guerre, il prend une retraite anticipée et se retire à Saint-Gilles-sur-Vie où il poursuit ses activités de chercheur ; il y meurt en 1948. 

En cette année du centenaire, c’est le poilu que la Poste a choisi de mettre à l’honneur. Ne vous précipitez pas pour faire voyager Edmond, le tirage, très limité, est d’ores et déjà épuisé ! Une première édition en 2011, épuisée elle aussi, le montrait privé de sa pipe ; cette nouvelle version reproduit fidèlement la photographie originale. La planche de timbres conservée sous la cote 1 J 1831 est accompagnée d’une notice rédigée par Jean Vimpère où il revient sur son parcours pendant la Première Guerre mondiale et retrace en quelques lignes ses travaux de naturaliste.  

Date de publication : 14 mai 2014

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