1914-1918 en Vendée : une organisation exceptionnelle de temps de guerre

Affiche (1 Num 1/211-55) 

Pendant la Première Guerre mondiale beaucoup d’hommes sont au front, des civils fuient les combats, l’économie est désorganisée, la nourriture se fait plus rare… Pour faire face à ces bouleversements et répartir au mieux ressources et secours, de nouveaux services administratifs et des œuvres de guerre sont créés à l’échelon départemental

Vous retrouverez les archives de ces structures dans les sous-séries :  10 R "Organismes temporaires en temps de guerre" et 9 R "Prisonniers de guerre ennemis", dont les inventaires, associés à de nombreuses images numérisées, viennent d’être mis en ligne. 

  

Le service des réfugiés 

Dès août 1914, les troupes allemandes envahissent la Belgique, les civils fuient leur pays pour rejoindre la France. Pour prendre en charge ces milliers de réfugiés, le pays est contraint de s’organiser : le service des réfugiés mis en place dans le département accueille les premiers arrivants belges en octobre. Avec la progression des Allemands sur le territoire national, ce sont aussi des familles françaises qui s’installent temporairement en Vendée. Elles sont dispersées dans les communes du département qui dressent alors des états numériques et des listes nominatives. Des répertoires alphabétiques de tous les réfugiés accueillis dans le département sont également établis. Ces documents sont désormais numérisés. 

  

Etats par profession des réfugiées françaises et belges ( 10 R 43

Vous recherchez un réfugié ? Les états recensant les logements disponibles, les professions des personnes, les secours et l’aide médicale obtenus ainsi que les dossiers de rapatriement sont autant d’indices pour retracer leurs parcours. Le comité départemental franco-belge, œuvre de guerre créée en 1914, se consacre également à l’aide aux réfugiés. 

  

Secours aux soldats du front et aux prisonniers de guerre 

Les civils ne sont pas les seuls à bénéficier de secours, des œuvres de guerre se mettent en place pour aider les soldats. Ainsi, un comité vendéen s’organise pour la prise en charge des tuberculeux, pour lesquels il dresse des listes et des fiches individuelles de renseignements. 

Le Comité départemental de secours aux blessés, aux soldats du front, aux réfugiés et aux prisonniers de guerre aide plus particulièrement les prisonniers français par l’envoi de colis. Les prisonniers originaires du département sont répertoriés par commune et par camp de détention. Ces listes sont accessibles en ligne. 

  

  

Répartition des ressources 

En raison du départ des hommes et des difficultés d’approvisionnement, le département doit aussi s’organiser pour répartir ses ressources : 

- ressources alimentaires, grâce à l’action de l’office départemental de céréales et du comité de répartition du sucre qui enquêtent sur les stocks disponibles. 

- ressources d’énergie, avec l’office départemental du charbon et le service de l’essence et du pétrole (enquêtes sur les besoins, commandes, approvisionnement). 

- ressources en main-d’œuvre, au moyen de commissions et comités économiques et agricoles qui, pour pallier l’absence des hommes mobilisés, font revenir certains soldats, spécialistes des battages ou des métaux, ou utilisent les prisonniers de guerre ennemis. La sous-série 9 R regroupe les archives relatives à l’emploi de ces prisonniers, dans l’agriculture et les mines principalement, et à leur surveillance.   

  Consulter l'inventaire 

Portrait d'Alcide Brillouet (FLC, classe 1903, n° 601) interné dans le camp de prisonniers de Haus-Spital dépendant de celui de Münster (1Num1/235/1) 

Répertoire des Vendéens prisonniers de guerre : sur cette page paraissent les détenus au camp de Münster, au nombre desquels on compte Alcide Brillouet (8e en partant du bas, cliquer sur l'image pour l'agrandir) ( 10 R 179). 

Date de publication : 05 mars 2015

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