Etat civil : vingt années supplémentaires d’état civil mises en ligne

Premier Département à avoir entrepris de numériser son état civil, la Vendée n’offrait plus ces derniers temps aux internautes le maximum de ce qu’ils sont autorisés à consulter. Paradoxe ! La mise à jour en cours commence à rattraper cette situation qui tient tout simplement à la nature des pièces proposées au public.  

Rappelons que l’état civil est tenu en double exemplaire sur deux registres annuels depuis 1668, l’un restant sur place, l’autre étant versé au tribunal à la fin de l’exercice. Aux actes eux-mêmes, se sont ajoutés peu à peu aux XIXe et XXe siècles de plus en plus de mentions marginales (mariages, décès, divorce, adoption, etc). Or ces mentions, dans la seconde partie du XXe siècle, n’ont plus vraiment été portées que sur le registre demeuré en mairie, les greffes des tribunaux renonçant à faire de même dès les années 1980. C’est pourtant la collection d’état civil de ces greffes qui est réunie aux Archives départementales. Il aurait été bien tentant de s’en contenter et d’ignorer ces mentions. 

En Vendée, le choix a été fait d’offrir au public la consultation des actes avec leurs mentions marginales. Il faut pour cela collecter les registres en mairie pour les reproduire… puis y retourner pour les rendre. Une première mise à jour portant sur les années 1855-1892 a pris trois ans. Celle en cours couvre au minimum les vingt années suivantes (1893-1912) et porte déjà sur six des trente et un anciens cantons (Beauvoir ( 1), Challans ( 2), La Mothe-Achard ( 3), Palluau ( 4), Les Sables-d’Olonne ( 5), Talmont-Saint-Hilaire ( 6)).  

Le délai de cent ans imposé à la diffusion en ligne des actes de naissance et de mariage permet aussi d’attendre que les registres soient complétés de leurs ultimes mentions. Ainsi les naissances sont proposées en ligne jusqu’en 1912, les mariages jusqu’en 1914 (en 1939 en salle de lecture pour ces deux types d’actes) ; les décès sont consultables jusqu’en 1950. Les tables décennales sont disponibles en ligne jusqu’en 1912 et en salle de lecture jusqu’en 1932. 

Au-delà de l’intérêt généalogique, les registres d’état civil peuvent également témoigner plus largement de la grande histoire. Ainsi, on découvre qu’en 1940, le registre des décès de la commune du Château-d’Olonne recense plus d’une centaine de décès (contre quelques dizaines seulement les années précédentes). Cela s’explique notamment par la présence de nombreux Ardennais, réfugiés dans la colonie de vacances « Ker-Netra » où ils meurent. 

Et parfois, l’histoire dépasse même nos frontières. Le 8 juillet de cette même année 1940, toujours au Château-d’Olonne, figurent sept actes constatant le décès de militaires d’origine britannique (identifiés ou non) et dont les corps ont été trouvés en mer, côte de la Pironnière ou au lieu dit le Puits d’Enfer. 

De la même façon, à Bouin, entre le 4 juillet et le 9 août 1940, on trouve dans le registre des décès une liste de soldats anglais retrouvés sur la côte et inhumés dans le cimetière communal des Brochets ; liste suivie des actes de décès de 103 soldats. Après la guerre, ces tombes seront transférées au cimetière militaire britannique de Pornic. 

La colonie de Clermont-Ferrand, Ker Netra  (20 Fi 194-33) 

8 juillet 1940 : actes constatant le décès de militaires britanniques dont les corps ont été retrouvés en mer ( registre de Château-d'Olonne

5 juillet 1940 : actes de décès de soldats anglais retrouvés sur la côte               ( registre de Bouin, 1940) 

Liste des soldats anglais inhumés dans le cimetière des Brochets ( registre de Bouin, 1940) 

  

Les recensements de population, une autre source généalogique  

Après avoir numérisé l’ensemble des collections départementales, regroupant les recensements de population (sous-série 6M), mais aussi les rôles fiscaux et les multiples dénombrements de population (séries J, L et C), les Archives de la Vendée empruntent aux archives communales, lorsqu’elles en conservent encore, les recensements susceptibles de venir combler une lacune. 

Ainsi, pour la commune de Bouin, trois tableaux de population viennent s’ajouter aux listes déjà existantes (an IV, an IX et 1832). Et pour celle de La Garnache, s’ajoutent les listes nominatives de 1820 et 1831. 

Par ailleurs, plusieurs rôles de la taille et des impositions accessoires (sous-série 1J) viennent enrichir les communes de La Chapelle-Thémer (1783), La Jonchère (1781), Maillé (1779), Nalliers (1781 et 1789), Oulmes (1779), Saint-Aubin-la-Plaine (1781), Sainte-Pexine (1781), Saint-Michel-en-l’Herm (1781) et Tillay (1778). 

Enfin, onze nouvelles listes nominatives, postérieures à 1911, ne peuvent quant-à-elles être consultées qu’en salle de lecture ( 7)

Les délibérations communales 

Une première campagne avait permis de numériser, pour l’ensemble des communes, les registres de délibérations communales des origines jusqu’au début du XXe siècle. 

Désormais, la numérisation de ces pièces uniques (il n’en existe pas de double) se poursuit, afin de couvrir toute la première moitié du XXe siècle. 

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(1). Communes de Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais, Saint-Urbain.
(2). Communes de Bois-de-Cené, Challans, Châteauneuf, Froidfond, La Garnache, Sallertaine.
(3). Communes de Beaulieu-sous-La-Roche,  La Chapelle-Achard, La Chapelle-Hermier, Le Girouard, Landeronde, Martinet, La Mothe-Achard, Nieul-le-Dolent, Sainte-Flaive-des-Loups, Saint-Georges-de-Pointindoux, Saint-Julien-des-Landes, Saint-Mathurin.
(4). Communes d’Apremont, La Chapelle-Palluau, Falleron, Grand’Landes, Maché, Palluau, Saint-Christophe-du-Ligneron,  Saint-Etienne-du-Bois, Saint-Paul-Mont-Penit.
(5). Communes de Château-d’Olonne, L’Ile-d’Olonne, Olonne-sur-Mer, Sainte-Foy, Vairé.
(6). Communes d’Avrillé, Le Bernard, Grosbreuil, Jard-sur-Mer, Longeville-sur-Mer, Poiroux, Saint-Hilaire-la-Forêt, Saint-Vincent-sur-Jard, Saint-Hilaire-de-Talmont, Talmont-Saint-Hilaire.
(7). Communes d’Apremont (1946, 1954, 1962), Beauvoir-sur-Mer (1975), Bouin (1954, 1962), La Chapelle-Palluau (1962), Landeronde (1954, 1962), Olonne-sur-Mer (1962), Saint-Etienne-du-Bois (1975). 

Date de publication : 01 avril 2015

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