2017

Aluette, les jeux sont faits !

Typique de l’Ouest, le jeu d’aluette ou jeu de la Vache attire l’œil : chaque joueur, à coup d’œillade, de petit doigt levé ou de bouche ouverte, s’évertue à faire connaitre son jeu à son partenaire. Ce qui, au premier abord, ressemble à de la triche, comme dans la fameuse partie de cartes de Pagnol, est en fait très codifié.  

22 février 2017

1916 : Armand Mercier, fusillé pour l’exemple

Bien des soldats moururent sous les coups mal ajustés de leur propre artillerie. Mais exécutés par les leurs ? 

Le cas d’Armand Mercier, condamné à mort en 1916 pour abandon de poste, désertion et usurpation de grade, pourrait être qualifié d’ubuesque s’il n’avait pas une issue tragique. Il montre le fonctionnement de la justice en temps de guerre, et les raisons, parfois bien éloignées de toute idée antinationale ou antipatriotique, pour lesquelles des soldats ont été fusillés. 

15 février 2017

1906 : église fermée, pour cause inventaire !

En 1905, la loi de séparation des Eglises et de l’Etat résonne comme un coup de tonnerre, dans un marais breton qui en refuse l’éventualité : le concordat de 1801 est dénoncé unilatéralement, le gouvernement ne prend plus en charge le traitement des ecclésiastiques et ne subventionne plus aucun culte. Les établissements publics du culte sont supprimés et leurs biens transférés à des associations cultuelles après inventaire par l’administration des Domaines (art.3). Cette disposition est vécue par les catholiques comme une spoliation des biens de l’Eglise : les inventaires cristallisent l’opposition. 

A Challans, l’inventaire est fixé au 1er février 1906 mais le receveur des Domaines, M. Gasc, fervent catholique, préfère démissionner que de commettre ce qu’il qualifie de « sacrilège ». C’est le premier signe de la fronde dans la paroisse… 

8 février 2017

De la Résistance à la construction de la paix, Hélène de Suzannet et quelques parcours vendéens…

... dans la dernière livraison des "Recherches vendéennes" (n°22) 

Héroïsme et détermination caractérisent les authentiques résistants. On en trouvera d’étonnants exemples dans le dossier du numéro 22 des Recherches vendéennes qui vient de paraître : non pas les armes à la main, mais certains la plume, le crayon ou le pinceau à la main, d’autres pleins d’une immense audace pour braver les Allemands et porter en même temps secours aux juifs. 

Mais quelle division après-guerre dans un monde qui s’était approché du chaos ! Aussi les chefs de la Résistance en Vendée ont-ils veillé à faire de la Libération un acte d’union nationale. De son côté, Hélène de Suzannet, figure de la Résistance portant un nom marqué par l’histoire, a utilisé toute son autorité morale en faveur des épurés qui n’étaient pas tous des criminels, de même que des Allemands qui n’étaient pas tous nazis : des prises de position prophétiques mais mal perçues au lendemain de la guerre.  

1er février 2017

Habemus Carolum !

L’inventaire des papiers de l’abbé Charles Grelier  

Nous avons Charles ! Et qui donc est Charles ? Mais l’abbé Charles Grelier : prêtre, hagiographe, historien du marais breton vendéen, archéologue, érudit, archiviste… Un touche-à-tout qui a consacré sa vie à son marais et qui eut la bonne idée de léguer ses archives au Département. L’inventaire du fonds Grelier (60 J) vient d’être publié dans une nouvelle version, plus détaillée, et enrichie de documents numérisés. 

Alors, comme l’abbé Grelier, se réjouissant de l’arrivée d’un guide spirituel à la tête de la paroisse : « Habemus Rectorem » (Chronique paroissiale de Notre-Dame de Challans, 60 J 221, 10 mars 1922, nomination de l’abbé Henri Goupil, curé-doyen de Challans), réjouissons-nous, nous avons Charles.  

25 janvier 2017

Les Amis du Vieux Luçon

Les papiers des "Amis du Vieux Luçon", confiés aux Archives départementales en 2007 font désormais l’objet d’un inventaire. 

Tout commence ce vendredi 5 septembre 1969 à l’hôtel du Croissant à Luçon par une réunion animée par l’abbé Jean Prim, à laquelle ont été également conviés des journalistes et quelques personnalités. L’abbé Prim en expose les motifs : depuis quelques années plusieurs Luçonnais envisagent de créer un rassemblement culturel qui manque à la cité épiscopale. Pourquoi ne pas prendre le relais de la société des Amis du Vieux Luçon créée en 1944, dont toute activité a cessé depuis longtemps, et lui redonner sa dynamique. 

18 janvier 2017
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