L’Exposition universelle de 1900 photographiée par André Bujeaud, un Vendéen

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Le 14 avril 1900, l’Exposition universelle de Paris ouvre ses portes. En cette année symbolique, cette gigantesque vitrine de l’industrie, du commerce et des arts des nations se doit d’être encore plus éblouissante que toutes celles du siècle qui s’achève. Paris en a déjà accueillies quatre : en 1855, 1867, 1878 et 1889. Cette fois-ci, la surface qui lui est consacrée englobe tous les espaces occupés par les éditions précédentes (plus d'une centaine d'hectares, sans compter l'annexe de Vincennes) et les 50 millions de visiteurs sont dépassés ! Parmi eux figure André Bujeaud, jeune propriétaire de Sainte-Hermine (commune dont il sera maire de 1908 à 1942). Il quitte sa maison du Clos, en juin 1900, pour venir admirer les espaces d’exposition, pour la plupart éphémères, qui ont envahi le cœur de la capitale française, avec, dans ses bagages, un appareil photographique et des plaques de verre… 

Plan de l’Exposition universelle de 1900 avec l'indication du circuit d’André Bujeaud

Vue I : plan de l’Exposition universelle de 1900 (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 504), sur lequel a été indiqué le circuit d’André Bujeaud. 

Vous allez pouvoir revivre ici la visite de l'Exposition universelle avec ses yeux et dans ses pas, en suivant pour cela l'ordre de son album photographique, conservé aujourd’hui aux Archives de la Vendée. Cet album, se voulant certainement à la hauteur de l’événement dont il témoigne, a été réalisé avec soin, relié en cuir sombre avec un titre à la feuille d’or : « Exposition universelle de 1900 ». 55 tirages photographiques en noir et blanc, réalisés à partir des plaques de verre prises par André Bujeaud et son cousin Louis Chatelain, y retracent son parcours. Une sélection de 23 de ces clichés vous est présentée ici. Elle est enrichie par 8 vues complémentaires dont disposent par ailleurs les Archives départementales (signalées par la présence d’un * suivant le numéro de vue). 

André Bujeaud (1861-1943) photographié chez lui à Sainte-Hermine, en juin 1901 (Arch. dép. Vendée, 83 Fi 96/2)

Vue II : André Bujeaud (1861-1943), en 1901. 

Au-delà de son regard de photographe, André Bujeaud livre également ses impressions en tant que visiteur de l’Exposition, dans trois lettres adressées à sa belle-mère, Amélie Chatelain. Ses mots sont repris tout au long des pages de l’exposition virtuelle, et le dernier chapitre est intégralement dédié à ce témoignage unique, à la fois émerveillé et critique

Feuilletons donc ensemble cette collection de photographies, à la découverte de ce spectaculaire événement que fut l’Exposition universelle de 1900

Toutes les photographies prises par André Bujeaud sont extraites de l’album coté 83 Fi 1 (voir l’inventaire du fonds Bujeaud) ; les huit clichés complémentaires sont extraits d’un ensemble de 65 vues de l’Exposition universelle publiées dans l’inventaire des dessins, estampes et photographies isolées

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