Le Champ de Mars

Le palais lumineux Ponsin

Vue 18 : le palais lumineux Ponsin. 

En arrivant sur le Champ de Mars par les quais de Seine, André Bujeaud a probablement dû flâner dans le dédale des pavillons aux formes hétéroclites situés aux pieds de la Tour Eiffel. Succédant aux différents pavillons de la navigation, cohabitent ici le « Panorama du Tour du Monde », un chalet suisse, une maternité belge, les ardoisières d’Angers, un pavillon des alcools russes, le Cinéorama, un château tyrolien… Le visiteur s’arrête un instant pour photographier l’un d’eux : le palais lumineux Ponsin (vue 18). Illuminé de 12.000 lampes à incandescence le soir, cet édifice en forme de kiosque entouré d’un lac aux allures rococo présente des œuvres issues de l’art de son concepteur, le maître-verrier Ponsin. 

Plus haut sur le Champ de Mars, d’immenses halls d’exposition forment un U ouvert sur la Tour Eiffel (vue 19*). Leurs façades à hautes arcades sont ponctuées de portes somptueuses marquant l’entrée de chaque palais, comme celui des Mines et de la Métallurgie (vue 20) et celui du Génie civil et des Moyens de transport (vue 21). A la place d’honneur dans l’axe central, le palais de l’Electricité se veut le clou de l’Exposition universelle de 1900 – date qui figure d’ailleurs à son sommet, au pied de la statue de la Fée de l’Electricité et d’une grande étoile (vue 22). Ce palais, dont la façade est occupée par la gigantesque cascade du château d’eau, alimente la totalité de l’Exposition en énergie.         

Au sujet des constructions du Champ de Mars, le visiteur herminois émet les mêmes réserves que pour celles des Invalides, utilisant le terme de « cartonnades » pour tous ces palais éphémères. Il reconnaît cependant avoir passé la majeure partie de son temps dans ces deux espaces, dans lesquels « l’on découvre toujours quelque chose d’inaperçu ». 

    

Les palais du Champ de Mars, vus de la Tour Eiffel

Vue 19* : les palais du Champ de Mars, vus de la Tour Eiffel. 

Le palais des Mines et de la Métallurgie

Vue 20 : le palais des Mines et de la Métallurgie. 

Le palais du Génie civil et des Moyens de transport

Vue 21 : le palais du Génie civil et des Moyens de transport. 

Le palais de l'Electricité

Vue 22 : le palais de l'Electricité. 

La Tour Eiffel, prise depuis le château d’eau

Vue 23 : la Tour Eiffel, prise depuis le château d’eau. 

En revenant sur ses pas, le Vendéen installe son appareil photographique pour capturer les images de la structure métallique de 300 mètres qui a survécu à l’Exposition universelle précédente : la Tour Eiffel (vues 23 et 24). Du haut de celle-ci, une vue imprenable sur le Champ de Mars permet de voir surgir au-dessus des palais la Grande Roue de Paris, de 100 mètres de diamètre, ainsi que les deux hautes cheminées des salles des chaudières et des machines (vue 19*). 

La Tour Eiffel, le palais du Trocadéro en arrière-plan

Vue 24 : la Tour Eiffel, le palais du Trocadéro en arrière-plan. 

Au vu des clichés présentés ici, la Tour Eiffel était déjà un véritable phare dans le paysage parisien. Sa hauteur et sa forme si caractéristiques offrent de multiples possibilités aux photographes amateurs, qui s’amusent à la cadrer dans leurs prises de vue. Soit au premier plan : en pied (vue 23) ou encadrant de ses dentelles métalliques le palais du Trocadéro (vue 24). Soit en arrière-plan : à l’extrême gauche des quais de Seine (vue 11), ou derrière un pavillon du Cambodge (vue 29*), comme si elle ancrait dans la capitale française ces palais extravagants et ces morceaux d’Asie… 

Retour en haut de page