Les quais de Seine

Le pavillon de la Ville de Paris

Vue 10 : le pavillon de la Ville de Paris. 

Descendons désormais la Seine, en alternant les vues de la rive gauche, où s’élèvent les splendides pavillons étrangers de la « rue des Nations », et les vues de la rive droite, bordée des constructions de la « rue de Paris », parmi lesquelles se distinguent le pavillon de la Ville de Paris (vue 10) et les grandes serres de l’horticulture (vue 11). 

 Au grand nombre de photographies de cette partie de l’Exposition présentes dans l’album, on devine l’émerveillement du Vendéen de 38 ans devant les pavillons des puissances étrangères, chacun d’eux jouant de ses caractéristiques architecturales typiques pour susciter curiosité et admiration (vues 11 à 15). Ce ravissement, probablement partagé par de nombreux visiteurs, est relayé par le journal L’Illustration du 10 novembre 1900 – deux jours avant la clôture de l’Exposition – pour lequel « ce spectacle fut le plus beau et le plus harmonieux de tous ceux que la Grande Foire nous offrit ». André Bujeaud modère cependant cet enthousiasme dans sa correspondance : « La suite des Palais des Nations est d’un très bon effet, ils ont pourtant chacun leur défaut et ne sont bien que des monuments de courte durée ». 

La rue des Nations rive gauche, la rue de Paris rive droite

Vue 11 : la rue des Nations rive gauche, la rue de Paris rive droite. 

Les pavillons de l’Italie, de la Turquie et des Etats-Unis

Vue 12 : les pavillons de l’Italie, de la Turquie et des Etats-Unis. 

Le pavillon de la Belgique, celui de la Norvège en arrière-plan

Vue 13 : le pavillon de la Belgique, celui de la Norvège en arrière-plan. 

Les pavillons de l’Allemagne et de l’Espagne

Vue 14 : les pavillons de l’Allemagne et de l’Espagne. 

La passerelle en amont du pont de l’Alma en cours de construction, et la vue sur les pavillons étrangers en arrière-plan

Vue 15* : la passerelle en amont du pont de l’Alma en cours de construction, et la vue sur les pavillons étrangers en arrière-plan. 

Au total, deux ponts et trois passerelles sont réservés à la circulation des visiteurs dans l’enceinte de l’Exposition. Le pont Alexandre III relie l’avenue Nicolas II à l’esplanade des Invalides, celui d’Iéna prolonge le Champ de Mars vers le Trocadéro, et trois passerelles permettent de traverser le fleuve dans l’espace intermédiaire qui sépare ces deux grandes perspectives. Deux de ces passerelles semblent spécialement conçues pour offrir de beaux – et photogéniques – panoramas sur la rue des Nations : celle en aval du pont des Invalides (vue 11) et celle en amont du pont de l’Alma (vue 15*). On imagine le photographe amateur les emprunter régulièrement, alternant ainsi les clichés pris aux pieds des pavillons et les vues de ces mêmes pavillons avec la Seine en premier plan. 

Le Vieux Paris

Vue 16 : le Vieux Paris. 

Le Vieux Paris

Vue 17 : le Vieux Paris. 

Sur la rive droite, un peu avant le parc du Trocadéro, une autre réalisation étonnante se reflète dans la Seine : le « Vieux Paris ». Cette reconstitution d’un quartier de la ville médiévale fait ressurgir maisons à colombages, tour crénelée et chapelle gothique sur les quais de Seine, à l’aube du XXe siècle (vues 16 et 17). 

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