L'hommage des Vendéens à l'un des leurs : le monument Clemenceau à Sainte-Hermine

15 août 1920 : installation de la maquette en plâtre sur la place de Saint-Hermand (83 Fi 2/2).

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Quel Vendéen ne connaît pas ce monument (vue I) élevé à la mémoire du plus célèbre des siens ? Sa silhouette massive se dresse au carrefour de deux grands axes routiers du Sud-Vendée, l'ancienne route nationale 137 et la route départementale 948. Son sujet, le vieil homme vers lequel converge le regard des cinq autres statufiés, a arpenté ces mêmes routes durant sa jeunesse, avant de mener une carrière nationale de journaliste et d’homme politique, puis de reprendre en 1917, à 76 ans, les rênes du pays en guerre pour le mener à la victoire. La présence de ce monument à Sainte-Hermine est un témoignage de la profonde affection – réciproque – de Clemenceau pour cette région et ses habitants, notamment pour son ami et maire de la petite ville, André Bujeaud (1861-1943). Nous retrouverons le nom de ce dernier au fil de cette exposition, en suivant les démarches du Comité d’initiative du monument dont il était vice-président, et en découvrant les clichés qu’il a pris dans l’atelier du sculpteur François Sicard, un autre ami du Tigre. 

Le monument Clemenceau, photographié en août 2012

Vue I : le monument Clemenceau, août 2012. 

91 ans après son inauguration par Georges Clemenceau lui-même, revenons ici sur les étapes qui ont conduit à l’érection de cette statue monumentale sur la place de Saint-Hermand, à Sainte-Hermine. S’il n’est pas à l’origine du projet, le « Père la Victoire » en a choisi – voire imposé – les points essentiels : le lieu, l’auteur et le thème. Les chapitres suivants retracent cet hommage, né de la reconnaissance spontanée des Vendéens, puis modelé par la volonté de son sujet avant de l’être par les outils du sculpteur.  

Les familles Clemenceau, Bujeaud et le sculpteur Sicard, devant la maison des Bujeaud, au "Clos" à Sainte-Hermine, 26 août 1920 (83 Fi 4/1)

Vue II : les familles Clemenceau, Bujeaud et le sculpteur Sicard, devant la maison des Bujeaud à Sainte-Hermine, août 1920 (83 Fi 4/1). 

Les pièces d’archives autour desquelles s’articule l’exposition sont d’origine publique et privée : au dossier administratif tenu par la préfecture, s'ajoutent des cartes postales et des articles de presse, complétant des photographies restées confidentielles (signalées par la cote 83 Fi) prises par André Bujeaud et témoins des liens unissant sa famille à Clemenceau (vue II). L'un des petits-fils d'André s'est intéressé à l'histoire de son grand-père, dont il porte le prénom. Il est l'auteur de publications très documentées sur le monument de Sainte-Hermine. Il sera donc aussi notre narrateur au cours de ces pages, dont certaines parties sont tirées de sa brochure « Le monument Clemenceau de Sainte-Hermine : son histoire » (voir le dernier chapitre indiquant les sources et une bibliographie).  

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