Dimanche 7 août 1808, Napoléon entre en Vendée

Carte du département de la Vendée, par Houdon, [1804-1806] (Arch. dép. Vendée, 7 Fi 4) 

Napoléon Ier atteint le territoire vendéen le dimanche 7 août en début de soirée. À Benet, il entre au son des cloches, sous un arc de triomphe et au cri de « Vive l’Empereur ! Vive l’Impératrice ! »  

  

La nuit déjà tombée, l’Empereur pénètre dans Fontenay-le-Comte, ville pavoisée, enguirlandée et fleurie, au milieu des vivats etentissants de la population [ pièce 10]. La fête fait oublier aux Fontenaisiens la rancœur qu’ils devaient ressentir depuis que leur ville a perdu, quatre ans plus tôt, son statut de chef-lieu au profit de la ville nouvelle de Napoléon. 

  

Le maire, Laval, en uniforme de cérémonie, s’avance à la portière de la voiture impériale pour accueillir les visiteurs.  À 21h30, Napoléon se rend à la maison du maire où il doit prendre un peu de repos. Dès son arrivée, il réunit son conseil à huis clos, puis dîne sommairement, boudant le repas préparé en son honneur. On imagine la déception du maître de maison… Ravalant sa fierté blessée, ce dernier mène la délégation chargée de présenter les projets et les doléances de la ville. Mais, ayant appris dans la nuit que Joseph envisage de renoncer à la couronne d’Espagne [ pièce 11] et ayant hâte de regagner Paris, Napoléon quitte Fontenay de grand matin. Il se dirige vers Sainte-Hermine. 

  

Napoléon laisse derrière lui la Vendée révolutionnaire, cette région sud du département qui, dès la première heure, avait embrassé avec ferveur les principes de 1789. Il s’enfonce dans le bocage, là où chaque carrefour, chaque village a vu un combat meurtrier. Tout au long de la route, ruines et décombres attestent encore des misères de la guerre [ pièce 12]. L’Empereur s’intéresse à tout ce qui, sur son chemin, rappelle la guerre de Vendée. Il questionne et se fait expliquer longuement le mécanisme des événements survenus en ces endroits. 

  

Pièce à pièce :

Retour en haut de page