Lundi 8 août 1808, Napoléon à Napoléon !

1808, Garde d’honneur locale de la Vendée d'après A. Goichon 

Genet, le gendre du préfet Merlet, résume bien l’atmosphère qui règne pendant les quelques heures que l’Empereur passe dans la ville portant son nom [aujourd’hui La Roche-sur-Yon] : « Tout le monde est enchanté et il est enchanté de tout le monde » (Arch. dép. Vendée, 1 Num 110-37) [ pièces 13-15]. 

  

Les seuls à faire les frais de l’inspection sont les ingénieurs, vilipendés injustement pour n’avoir pas su bâtir le programme envisagé pour le chef-lieu avec les trop maigres crédits dont ils disposaient [ pièce 16]. Décrite par la légende, la colère impériale qui s’ensuit a nourri l’imaginaire collectif : le fondateur aurait enfoncé son sabre, de façon bien peu probable, dans le pisé des bâtiments trop fragiles de sa cité. Genet, rapporte de son côté un mot de l’Empereur qui dut ravir tous les fonctionnaires assignés à résidence à Napoléon, où ils campaient plus qu’ils n’y logeaient.  

  

Au-delà de la simple anecdote, ce voyage donne lieu à des décisions importantes et durables pour toute la Vendée. À l’issue d’une série d’audiences qui occupent le début de l’après-midi, Napoléon réunit ses ministres et conseillers et fait prendre un décret sur-le-champ [ pièce 17].  

  

Ce décret accorde aux Vendéens des aides à la reconstruction des habitations et des églises détruites pendant la guerre civile. L’Empereur n’oublie pas non plus les routes, ni le nouveau chef-lieu, pour l’achèvement desquelles il débloque six millions. Le décret fixe également un programme de travaux pour la ville des Sables-d’Olonne. La plupart de ces mesures ne recevront pas d’exécution. 

  

Pièce à pièce :

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