Une visite attendue

Napoléon pacificateur 

Nous sommes au mois d’août 1808. L’Empereur vient de quitter Bayonne où il a arraché, en faveur de son frère Joseph, la renonciation de Charles IV au trône d'Espagne. Si Napoléon put croire un moment que les affaires espagnoles étaient ainsi réglées, il n’en fut évidemment rien. Sur le retour, alarmé par les graves difficultés que son armée rencontre dans la péninsule ibérique [ pièce 1], il tient pourtant la promesse faite de visiter la Vendée [ pièce 2]. Mais quels seront les sentiments des Vendéens à l’égard de celui qu’on présente autant comme l’héritier que le fossoyeur de la Révolution ? De nombreux témoins ont relaté ce voyage impérial mené à bride abattue et ponctué par de courtes haltes, souvent tardives ou au contraire matinales ; la traversée du département ne dura que vingt-neuf heures et quinze minutes ! 

  

Napoléon entretient avec les Vendéens des liens tant affectifs [ pièce 3] que politiques et administratifs. C’est pourquoi en 1808, il tient à juger par lui-même de l’état d’esprit de la population et de l’avancée des travaux engagés. Après Brumaire, le Premier consul Bonaparte entend mettre fin à la guerre, qui a ensanglanté les départements de l’Ouest, et réconcilier les Vendéens avec le nouveau régime. Il multiplie alors les mesures d’apaisement notamment sur le plan religieux, promet le pardon et entreprend des manœuvres de séduction auprès des chefs de l’insurrection. Mais il ne suffit pas de pacifier, il faut aussi reconstruire. Il décide le transfert du chef-lieu au centre du département, développe l’agriculture, construit les routes et aménage les ports. La visite de Napoléon va accélérer la reconstruction du département en débouchant sur d’importantes mesures. C’est ce qu’ont compris les élites civiles et religieuses qui se mobilisent pour accueillir au mieux l’Empereur et l’Impératrice [ pièce 4]. 

  

Pièce à pièce :

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