Miscellanées

Avant le traité franco-allemand de 1963, l'effort de paix d'Hélène de Suzannet

Nous avons célébré en janvier 2013 le premier demi-siècle du traité de l'Élysée, passé avec une nation naguère désignée comme notre ennemi héréditaire. S'il fallait encore consolider nos relations en 1963, il n'avait pas été simple auparavant de les envisager sur un mode pacifié. On n'y était pas arrivé après 1871 ni après 1919. Seuls pouvaient y contribuer des esprits libres, issus de la Résistance. Leurs voix audacieuses heurtaient inévitablement, après tant de souffrances endurées, mais elles disposaient de la légitimité conférée par une conduite héroïque et par la part prise au poids de souffrance générale. 

Telle se révèle Hélène de Suzannet dans un article publié en une de la grande presse, en 1946, sous ce titre singulier : « Les aspects humains de la question allemande »

L'union des Vendéens à la Libération : Nouveaux aperçus apportés par des inédits

La Vendée sortirait-elle plus divisée de la guerre qu'elle n'y était entrée ? Telle était bien la question face à laquelle se trouvaient les autorités, à la veille de la Libération. L'opinion, muselée durant cinq ans, pouvait éclater en courants d'autant plus antagonistes que, partout en France, depuis le débarquement allié du 6 juin 1944, montait un méchant vent de guerre civile. La collaboration se sentait menacée par l'affaiblissement militaire des Allemands. Ses défenseurs armés, au sein de la milice, en venaient à répandre la terreur en multipliant les assassinats. Face à eux et surtout aux Allemands, certains groupes de la Résistance, si diverse et à l'unité si fragile, pouvaient s'inscrire dans une tendance révolutionnaire. Ils pensaient arrivé le moment d'en découdre. Exerçant eux-mêmes la justice, ils étaient aussi déterminés à ce qu'on ne leur confisque pas une victoire qui serait militaire mais aussi politique. Le pouvoir encore en place dénonçait des terroristes. 

La singulière perception de Noirmoutier par les marins étrangers de l’ancien temps

Labaya. Ce mot oublié, qui ne veut rien dire et que personne ne comprend, est un cri. Patrick de Villepin l’a adopté en titre de son dernier livre (Labaya. Noirmoutier, Yeu, baie de Bourgneuf et côtes vendéennes. Cartes marines depuis 1313, 2013, L’Armentier, collection Patrimoine insulaire, 350 p., 55 €). 

Déchaîner ou maîtriser la violence ? Un enjeu de la guerre de Vendée

La violence est le propre des guerres civiles. C'est au point que le souvenir de l'éruption du soulèvement populaire provoqua, durant plusieurs décennies, de véritables paniques chez ceux qui en craignaient la répétition en Vendée. Il pouvait s’y mêler une certaine mauvaise conscience, la répression ayant détruit un quart de la population des territoires insurgés durant les deux années de guerre. 

Force est pourtant de constater que l'usage de la violence fut très différent de part et d'autre. 

C'est à l'île de Rié (Notre-Dame et Saint-Hilaire de Riez) que Louis XIII acquit la gloire militaire

En 1624, l'inauguration de la maison des arquebusiers, à Troyes, permit d'admirer un ensemble de vitraux à la gloire de Louis XIII. Ils sont aujourd'hui déposés au musée de la ville. L'un d'eux s'intitule "l'isle de Rié" et présente le roi en armes et à cheval, surplombant cette île. Des maisons signalent les agglomérations, des fortifications et des canons défendent les ponts, tandis que des bataillons de piquiers et de la cavalerie traversent ce paysage jusqu'au lieu d'une bataille qui se poursuit, en dépit des signes de reddition donnés par des soldats déjà embarqués sur des navires. 

La reproduction qu'en donne Patrick Avrillas n'est qu'une des très belles illustrations de son livre, Louis XIII et la bataille de l'isle de Rié, 1622, les armes victorieuses de la monarchie absolue (Geste éditions, 2013, 213 p.), dont nous rendons compte ici. 

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