Georges Clemenceau

Les racines protestantes de Georges Clemenceau

Tout le monde sait qu’Emma Gautreau, la mère de Georges Clemenceau, appartenait à une famille protestante vendéenne qui était demeurée croyante et pratiquante malgré la révocation de l’édit de Nantes. Ses parents avaient été baptisés « au désert » avant la Révolution et un membre de sa famille maternelle était pasteur. Ce que l’on connaît moins bien ce sont, du côté du père, les attaches fortes et permanentes des Clemenceau avec la religion réformée. 

L’Aubraie bien national. La mauvaise conscience des Clemenceau

Le château de l’Aubraie, ceint de murailles avec leurs tours d’angle et leurs douves profondes, garde de ses origines médiévales un aspect de forteresse. Au XVIIIe siècle, il appartenait à la famille noble des de Cruzy-Marcillac. Ces « hauts et puissants seigneurs » n’y habitaient plus depuis les années 1740. Un régisseur gérait le domaine. En 1789 il se nommait Jean Joubert. Le marquis de Marcillac émigra en 1791 et ses biens furent confisqués. La vente de l’Aubraie, « bien national », eut lieu sous le Directoire, en 1796.  

Clemenceau un Nantais ignoré

« Je n’ai jamais aimé la ville Nantes », écrira Clemenceau, ville dans laquelle il a effectué toute sa scolarité. Pourtant, à de nombreuses reprises il évoquera la ville de son enfance et de son adolescence en faisant montre d'un attachement affectif fort. 

Le serment de Clemenceau : Nantes, février 1858

En 1858, Georges dit à son père, lors de son arrestation à Nantes : "Je te vengerai". Une pensée qui ne cessera de le hanter. 

Clemenceau et la maladie mentale

Ayant effectué, au cours de ses études de médecine, différents stages dans des hôpitaux psychiatriques de Nantes et de Paris, Clemenceau soutiendra la lutte contre l'alcoolisme et sera un ardent partisan de tout ce qui pouvait faire avancer la connaissance des maladies mentales. 

Retour en haut de page