Éphéméride

Proposer un fait daté

C'est arrivé un 25 mars

1754

Naissance au château de la Vérie, à Challans, de Marie Charlotte Pauline Robert de la Salle Lézardière, connue sous le nom de Pauline de Lézardière.
A 17 ans, persuadée que les malheurs de la France tenaient à l'ignorance, l'abandon ou la violation des lois constitutives, elle conçut le projet de les étudier. Le baron Robert de la Salle, son père, ancien capitaine au régiment du Dauphin-Cavalerie, homme éclairé et instruit, corrige et communique à Louis XVI en 1774 son premier texte "Le tableau des droits réels et respectifs du Monarque et des Sujets". En 1778, il apporte à Versailles l' "Essay sur le rétablissement possible de quelques points essentiels à la constitution politique de la France" et en 1791 commence à paraître, sous la surveillance de Malesherbes, sa "Théorie des lois politiques de la monarchie française". Mais la monarchie s'écroule. Marie Charlotte émigre avec sa famille pendant la Terreur et ne rentre en Vendée qu'en 1801. Seront alors publiés les huit volumes de cette Théorie, fruit de vingt années de recherche. Elle meurt à 81 ans, le 8 février 1835, au château de la Proustière, au Poiroux.

- État civil numérisé de Challans, BMS, 1751-1758, vue 91 et du Poiroux, NMD, 1829-1843, vue 132

- Cité par Brigitte Carmaux "Melle de Lézardière : une certaine idée de la monarchie française" dans les "Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest", vol. 102, 1995, p. 67-74 (Arch. dép. Vendée, BIB PB 489/15). 

- "Écrits inédits de Mlle de Lézardière..." éditions par É. Carcassonne (Arch. dép. Vendée, BIB 1827). 

Publié le 23 janvier 2015 par Elisabeth Marquet

1927

Arch. dép. Vendée, 89 Fi 308/1 

Eugène Arceau, surnommé le "géant de Corpe", décède dans cette commune vendéenne à l'âge de 37 ans. Né à Thorigny le 21 juillet 1890, il atteint la taille extraordinaire de 2,35 m, selon la presse (2,07 m à 20 ans) ! Mobilisé en 1914, il est finalement renvoyé dans son foyer, sa taille posant trop de problèmes au service d'intendance. Son gigantisme l'amène ensuite à voyager dans de nombreux pays.

- Cité dans "La Vendée républicaine", 1911 (Arch. dép. Vendée, 4Num291/29, vue 47) et 1914 (4Num291/32, vue 83

- Fiche matricule d'Eugène Arceau (Arch. dép. Vendée, 1 R 648, 1910, RSY, n° 500) 

Publié le 30 octobre 2014

1977

Bodin et Badinter, au procès en appel (Presse-Océan du 27/11/1977, BIB PF 1/195) 

Michel Bodin est condamné à mort par la cour d’assises de la Vendée pour le meurtre, le 29 novembre 1975, d’un habitant de Sérigné âgé de 72 ans, à qui lui et sa bande voulaient voler ses économies. Le 23 juin suivant, le verdict est cassé pour vice de forme et l'inculpé rejugé à Nantes le 26 novembre 1977. La plaidoirie de Robert Badinter, adversaire inlassable de la guillotine, établit que Bodin n'a pas commis les actes de torture qui lui sont reprochés et plaide les circonstances atténuantes. Il est condamné en appel à la prison à perpétuité.

- Ouest-France et Presse-Océan de mars 1977 (Arch. dép. Vendée, BIB PF 1/190 et BIB PE 19/43)
- Cité par Jean Genty, dans "25 mars 1977, un procès d'assises à La Roche-sur-Yon, l'affaire Michel Bodin : le problème de la peine de mort posé en Vendée", publié dans "Recherches vendéennes", 1999, p. 531-534 (Arch. dép. Vendée, BIB PC 16)
- Cité par Christophe Belser, dans "Les grandes affaires criminelles de la Vendée" (Arch. dép. Vendée, BIB B 4117) 

Publié le 13 juin 2013

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